Limerté episode 65 - peaople pleaser

I'm still a Fuc*** people pleaser — Épisode 65 du podcast Limerté

Dans cet épisode du podcast Limerté, je soulève un sujet que je pensais avoir réglé — et qui m’a rattrapée : le people pleasing. L’envie de plaire, de correspondre à ce qu’on imagine que les autres attendent de nous, de ne surtout pas décevoir.

Je commence par définir concrètement ce qu’est le people pleasing — non pas comme un défaut de caractère, mais comme un mécanisme profond, souvent invisible, qui s’insinue dans tous les espaces de la vie : les choix d’études, les vacances en famille, les dimanches chez les beaux-parents, la manière dont on court rentrer du sport pour « ne pas laisser trop longtemps » son conjoint seul avec les enfants.

J’explore ensuite la racine que j’ai mise du temps à voir : la honte. Non pas la honte de ce qu’on a mal fait — mais la honte d’être qui on est vraiment, d’avoir des désirs trop grands, une personnalité trop forte, des ambitions pas raisonnables. La honte qui tire son pouvoir du silence, et qu’on soigne en se rendant acceptable aux yeux des autres.

Je partage mes propres hontes — ancienne honte d’être intelligente, honte liée au corps, à l’argent, aux émotions, à la sexualité — et ce que ça a changé quand j’ai commencé à les nommer.

Et je pose la vraie question : est-ce qu’on préfère maintenir des relations dans lesquelles on joue un rôle — ou prendre le risque d’être pleinement soi, quitte à ce que certaines personnes partent ?

Un épisode brut, sincère, enregistré en une seule prise parce que c’est justement ça le principe.

1. "I'm still a fucking people pleaser" — pourquoi j'ai voulu enregistrer cet épisode

Cet épisode m’a été inspiré par une petite pause — il n’y avait pas eu d’épisode pendant quinze jours. Et je me suis vue culpabiliser de ne pas en sortir un. Je me suis entendue penser : « Mais qu’est-ce que les gens vont dire ? »

J’ai eu envie de creuser ce « on ». Et la réponse qui m’est venue, vraiment très spontanément : « Mais en fait, tout le monde s’en fout. » Chacun a sa vie, chacun vit déjà de manière très remplie. J’ose espérer que les gens n’ont pas le temps de se demander ce que je fais.

Et c’est de là qu’est né cet épisode, que j’ai appelé « I’m still a fucking people pleaser. » En anglais, parce que pourquoi pas — c’est chez moi ici.

Je précise aussi que c’est la troisième fois que je l’enregistre aujourd’hui — parce qu’à chaque fois, je me disais « non, là je bafouille, là c’est pas bien ». Et puis stop : c’est justement le principe de cet épisode. Il sera brut, en une prise. Et ce sera parfait.

2. C'est quoi concrètement un people pleaser ?

Un people pleaser — littéralement « quelqu’un qui plaît aux gens » — c’est une personne qui va se conformer aux besoins des autres, ou en tout cas à ce qu’elle pense que les autres attendent d’elle.

Et j’insiste sur ce mot : ce qu’elle pense. Pas ce que les autres pensent réellement — parce qu’on n’est pas dans leur tête, on ne peut pas le savoir. On suppose. C’est là tout l’intérêt du terme, et on y reviendra.

Concrètement, ça peut ressembler à beaucoup de choses. Ado ou jeune adulte, ça peut être choisir des études parce qu’on pense que c’est ce que nos parents attendent de nous. S’habiller d’une certaine manière pour être accepté dans le groupe. Participer à des choses pour être aimé. Traîner avec des gens parce qu’ils sont stylés, et donc faire comme eux pour rentrer dans le cadre.

Ça peut être dire oui à des relations alors qu’on aurait envie de dire non. Dire oui à aller déjeuner chez ses beaux-parents tous les dimanches parce qu’on pense que c’est ce qui fait tenir la famille. Dire oui aux vacances en famille tous les ans parce qu’on pense qu’on attend de nous d’être présente. Emmener ses enfants au parc tous les jours alors qu’on déteste ça — parce que « pour être une bonne mère, il faut emmener ses enfants au parc. » Passer une heure par semaine au téléphone avec sa mère parce qu’on pense qu’elle attend qu’on soit une fille gentille. Rentrer super vite du sport pour ne pas laisser son conjoint gérer tout seul le coucher des enfants.

En fait, ça peut représenter plein de choses. Ça peut ressembler à plein de choses. Et c’est partout.

Pourquoi j’ai appelé cet épisode « I’m still a fucking people pleaser » ? Parce que je pensais que je m’en étais détachée. Et pas du tout, en fait.

D’un certain côté, oui — il y a du mieux, alléluia. Aujourd’hui, ce n’est plus un sujet pour moi d’allumer ma caméra et de me filmer pour Instagram. De danser en visio avec mes clientes, de les faire crier. De porter des paillettes un mardi après-midi. De mettre du rouge à lèvres en visio. De parler d’argent et de sexualité.

Mais il y a quand même encore des espaces où je n’assume pas pleinement qui je suis. Et c’est pour ça : « I’m still a fucking people pleaser. » Je pensais en être sortie. En fait, non. Et ce que j’ai réalisé il y a peu, c’est que je ne sais pas si on en sort vraiment un jour. Je ne sais pas si on arrive jamais à être 100 % détaché du regard des autres.

Ce que je trouve fascinant, c’est que ce que je recherche le plus dans ma vie, c’est la liberté. La liberté d’être qui je suis. Et cette liberté est directement corrélée à l’importance qu’on accorde au regard de l’autre. Je n’arrête pas de dire que je suis libre — oui, dans une certaine mesure. Mais tellement pas au niveau que je voudrais.

Ce que j’ai découvert depuis quelques mois, c’est que si j’accorde encore autant d’importance au regard de l’autre, c’est parce que j’ai honte d’être pleinement qui je suis. C’est chaud à dire comme ça. Ça me coûte de le dire. Mais je suis sûre qu’on a tous honte d’une part de nous.

3. La honte : ce qu'elle est vraiment, et pourquoi elle tire son pouvoir du silence

La honte est une construction sociale. On baigne dans l’idée que tout ce qui n’est pas raisonnable, acceptable, dans la norme, doit être caché — parce que c’est honteux. On baigne avec l’idée que tout ce qui est honteux ne doit surtout pas être mis sur la place publique.

Et moi, je pense que c’est une idée de merde.

Il y a une chercheuse américaine, Brené Brown, qui a étudié pendant 20 ans le sujet de la honte. Et ce qu’elle en dit — j’adore — c’est que ce qui est dangereux avec la honte, c’est le silence qui l’entoure. La honte tire son pouvoir du silence. Elle vit parce qu’on ne la nomme pas. Elle se nourrit de l’idée que tout ce qu’on ressent comme honteux est indicible.

Et ce qui est fascinant, c’est que souvent, ce dont on a honte n’est pas forcément lié à quelque chose qu’on a mal fait. Ça, pour moi, c’est plutôt la culpabilité. La honte, elle, va plutôt être reliée à ce qu’on a envie de faire, ce qu’on a envie de créer, ce qu’on a envie de devenir, ce qu’on a envie de vivre. Il y a de la honte d’être autre chose. De la honte d’être trop. De la honte d’être en dehors de la norme.

Et depuis quelques mois, je fais un gros travail sur la honte parce que je réalise qu’elle pollue tellement mes relations — à commencer par la relation avec moi-même. Tout ce dont on a honte, on le cache. Et donc on passe une énergie folle à cacher des parts de nous pour ne pas qu’elles soient découvertes. Et parce qu’on les cache, ça vient polluer les relations — parce qu’on ne se montre pas entièrement à l’autre. Ce n’est pas de l’énergie mise à découvrir l’autre, à être authentique, à être sincère.

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4. Mes propres hontes — les anciennes et celles encore en chantier

Pour vous donner des idées de ce à quoi ça peut ressembler, je vais nommer quelques-unes des miennes. Plutôt des anciennes hontes — globalement, elles ne sont plus des hontes. Mais je pense qu’il y a encore des sous-parties qui le sont.

J’ai longtemps eu honte de ma mémoire. J’ai une mémoire extrêmement puissante. À l’école, je retenais tous mes cours par cœur. C’était une honte parce que je me sentais illégitime — je retenais tout, c’était de la « triche », c’était trop facile. J’avais honte d’être intelligente, honte d’être première de la classe. Au point où je faisais des fautes exprès pour ne pas toujours avoir 10 sur 10. J’ai un souvenir très précis en CM1 : la dictée, la faute que j’ai faite intentionnellement. Ça craint quand même. Aujourd’hui, je ne m’excuse plus d’être intelligente. J’ai une mémoire qui fonctionne très bien, et je m’en sers.

J’ai une honte liée au corps. Celle-là est encore en déconstruction — je pense d’ailleurs qu’elle fera l’objet d’un prochain épisode, parce que le rapport au corps revient toujours avec mes clientes. J’ai eu longtemps honte de mon corps : d’abord parce qu’il était trop gros, ensuite trop maigre, ensuite trop musclé, après pas assez de seins, après quand j’étais enceinte, je ne prenais pas assez de poids… Il y a toujours un sujet. Mon point n’est pas de dire qu’on doit s’aimer coûte que coûte — c’est d’enlever la honte.

J’ai longtemps eu honte de ne rien connaître au cinéma et à la musique. Mais au-delà de ça, j’avais honte d’en avoir rien à faire. Les blind tests, c’était mon pire cauchemar. Je suis incapable de donner le titre ou l’artiste d’une musique ultra-connue. Avant, je me forçais à rester dans ces conversations, à faire semblant : « ah oui, je vois tout à fait. » Aujourd’hui, je l’assume. Ça ne dit rien de moi — ça dit juste que ce n’est pas dans mes valeurs.

Ce qui est intéressant, c’est que je réalise que ce n’est pas tant que ça ne m’intéresse pas — c’est que j’ai besoin de comprendre pour m’intéresser. Je suis actuellement dans un accompagnement avec une coach qui est chanteuse, et elle choisit chaque musique intentionnellement en expliquant pourquoi, l’artiste, son histoire. Et là, ça me fascine. Et je retiens.

J’ai longtemps eu honte de mes émotions. Trop émotive, trop colérique, trop sensible. Oui, je chiale. Dimanche dernier, j’ai regardé Ratatouille avec ma fille — je l’avais déjà vu plein de fois — et j’ai pleuré à la fin quand il retrouve sa place. On parle d’un dessin animé. Je suis émotive, et c’est OK. Je crois que c’est un super pouvoir.

J’ai longtemps eu honte de l’argent. C’est un sujet encore en cours, mais beaucoup moins honteux qu’avant. Aujourd’hui, je n’ai pas de honte à assumer que je veux gagner beaucoup d’argent. J’allais dire « parce que j’en ferai ci, ça »… En fait, non — si je l’assume vraiment, je n’ai pas besoin de justifier. Je m’arrête là.

Et la sexualité. Quand on est une femme, on n’est pas censée aimer la sexualité. Si on l’aime, on est une séductrice, on est une… je ne vais pas dire le mot. C’est un gros sujet, qui est aussi en déconstruction. Ce n’est plus difficile à nommer. C’est un sujet que j’aborde avec mes clientes.

5. Le lien entre honte et people pleasing — pourquoi l'un alimente l'autre

Ce que je veux nommer avec ces hontes, c’est le lien direct avec le people pleasing. Quand on a des hontes — et j’en découvre encore tous les jours, des grosses et des petites, vicieuses — ce sont des parts de nous qu’on veut cacher parce qu’on ne les assume pas. Et donc, on va adapter qui on est pour que les autres ne les découvrent pas. On va s’adapter pour coïncider avec ce qu’on pense que les autres attendent de nous, avec ce qu’on pense être acceptable, pour être aimé, pour faire partie du groupe, pour ne pas être rejeté.

C’est en ça que les hontes sont directement liées au people pleasing.

Et on sous-estime vraiment l’énergie que ça coûte. Je vois vraiment cette énergie que je mets à m’adapter plutôt qu’à m’écouter.

Ce qui a été le plus grand déclic — et en même temps le plus difficile, presque un deuil — c’est quand j’ai réalisé qu’il y avait des personnes dans mon entourage qui m’aimaient pour une version de moi qui n’était pas moi. J’avais fini par croire que cette version acceptable, c’était moi. Mais ce n’était pas moi.

Et je pense que c’est pour ça qu’il y a des relations où j’ai toujours senti un petit décalage — parce que je me voyais jouer un rôle. Avec cette idée : « Mais en fait, cette personne m’aime pour cette version-là, qui n’est pas moi. Que se passe-t-il si je deviens moi ? » Je prends un risque. Je prends le risque que ces personnes-là ne m’aiment plus.

Et il y a vraiment eu un jour où je me suis posé cette question — et je me la pose encore régulièrement : est-ce que je préfère maintenir cette relation coûte que coûte, quitte à ce que la personne en face ne me connaisse pas vraiment ? Ou est-ce que j’accepte qu’en devenant pleinement moi, peut-être que certaines personnes vont partir ?

J’ai choisi la deuxième option. Mais il y a une sorte de deuil — accepter de laisser partir un masque et donc certaines relations.

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6. Enlever le masque — ce que ça change dans les relations

Ce que je trouve très beau, c’est qu’il y a des relations dans lesquelles, petit à petit, je me suis montrée différemment, sans masque — et ça n’a pas du tout fait fuir la personne en face. Au contraire : ça ouvre un espace tellement sincère, tellement beau. Il y a une vraie libération parce qu’on autorise aussi les autres à enlever leur masque. Je trouve ça magnifique.

Et ce dont j’ai pris conscience aussi, c’est qu’en restant dans le people pleasing, je me coupais de ce qui me rend exceptionnelle. Ce qui nous rend exceptionnels, ce n’est pas ce qui nous permet de rentrer dans les cases — au contraire, c’est justement ce qui fait de nous des personnes différentes, uniques. Être people pleaser, c’est se conformer, rentrer dans le moule — et donc dire au revoir à ce qui nous rend unique. Enlever ce masque, c’est ouvrir l’opportunité à ce qui nous rend exceptionnels de reprendre de la place.

Oser arrêter le people pleasing, c’est rebattre les cartes des relations. C’est pour ça que c’est bousculant : si jusqu’à maintenant vous avez toujours été la personne qui fait plaisir aux autres, qui donne sans compter, qui est toujours présente, le jour où vous arrêtez, vous allez bousculer l’équilibre existant. Et c’est inconfortable.

Peut-être que des personnes vont vous dire : « T’as changé. J’aimais mieux la version d’avant. Quand t’étais plus sympa, plus généreuse, plus gentille. » Mais en fait, ça ne dit rien de vous. Ça parle de la personne en face qui se retrouve face à son propre mécanisme, face à sa propre conformité. Le jour où vous osez sortir du cadre, vous dites aux autres « ce jeu-là, je ne veux plus le jouer. » Et ça leur renvoie aussi : « Mais pourquoi moi je le joue encore ? »

C’est inconfortable — mais qu’est-ce que c’est libérateur.

7. Sortir du people pleasing, c'est un cadeau aux autres — pas de l'égoïsme

Je précise quand même : sortir du people pleasing, ça ne veut pas dire devenir méchante, dire des vérités sans mettre les formes, avoir un comportement « je m’en foutiste » envers le monde. Pas du tout.

Pour moi, c’est même l’inverse de l’égoïsme. Sortir du people pleasing, c’est faire un cadeau immense aux autres — parce que c’est dire « je veux créer des relations vraiment saines et honnêtes. Je t’ouvre la possibilité de faire relation avec moi de cette manière-là. » Et pour moi, c’est le plus beau cadeau du monde.

Et vraiment — ça me fait monter les larmes aux yeux de le dire —, depuis que j’assume beaucoup plus ma singularité, ma sensibilité, ce en quoi je crois, ce qui me rend exceptionnelle. Depuis que j’assume vraiment que je veux changer le monde. Que chaque cliente que j’accompagne participe à créer un monde dans lequel les mères sont des femmes puissantes. Depuis que j’assume que je veux bâtir un monde complètement différent — ma vie entière change.

Je me regarde différemment. J’arrête de me juger à chaque espace. Et j’offre à mes clientes l’opportunité de faire la même chose.

C’est pour ça que la relation que j’ai avec mes clientes est tellement importante pour moi. Quand une femme entre dans mes espaces, elle n’est pas un numéro. Elle n’est pas juste une femme en plus. C’est une personne avec qui je construis une relation honnête et sincère. Et c’est pour ça que mes accompagnements sont sur le long terme — parce que je veux vraiment que vous ressentiez votre propre puissance, votre propre potentiel, votre propre exceptionnalité.

8. Ce que je veux que tu retiennes — et où je t'invite à me rejoindre

Je suis encore un peu people pleaser. Mais je suis en chemin pour ne plus l’être. Je crois même que c’est parce que je suis encore sur ce chemin que mes clientes ont des shifts aussi profonds — parce que je sais ce qu’elles traversent. Je l’ai vécu. Je le vis encore. Je suis juste peut-être quelques pas devant.

C’est vraiment avec cette intention que j’ai construit Traversée — mon espace collectif de six mois pour reprendre sa place de femme dans sa vie, sans abandonner son rôle de mère. Mon objectif, c’est qu’après six mois ensemble, vous osiez être pleinement vous, sans honte — dans vos relations, dans votre job, avec vos enfants, avec votre famille. Pour que vous ne vous contentiez pas d’une vie plate, mais que vous viviez vraiment une vie exceptionnelle, à la hauteur de votre propre exceptionnalité.

C’est un espace collectif parce que je suis convaincue que les femmes entre elles génèrent une puissance très porteuse.

La honte, on en reparlera — c’est un sujet à plein d’étages que je trouve fascinant. J’ai mis du temps à faire le lien entre honte et people pleasing, mais aujourd’hui je fais vraiment le boulot pour m’en détacher.

Et ça arrive de temps en temps que des personnes m’écrivent sur Instagram pour me dire qu’elles ne sont pas d’accord avec moi. Avant, c’était panique à bord : « Merde ! Cette personne va me rejeter, qu’est-ce qu’elle va penser de moi ? » J’ai appris petit à petit à accueillir ça et à me dire : « Cette personne n’est pas d’accord avec moi. Ça ne dit rien de moi. » Et au contraire, ça ouvre des dialogues fascinants.

Voilà. Je suis encore un peu people pleaser — mais je suis en chemin. Et je vous invite vraiment à me rejoindre pour oser vivre votre vie. Pas une vie qui n’est pas la vôtre.

Le people pleasing, c’est le fait de se conformer à ce qu’on imagine que les autres attendent de nous — pas ce qu’ils attendent réellement, mais ce qu’on suppose. On le reconnaît à certains patterns : dire oui quand on voudrait dire non, faire des choses qu’on n’aime pas parce qu’on pense que ça fait « partie du rôle », s’habiller ou agir d’une certaine manière pour être acceptée plutôt que parce qu’on l’a choisi. Ce n’est pas un défaut de caractère — c’est un mécanisme de survie social, souvent ancré très tôt.

La honte et le people pleasing sont directement connectés : quand on a honte d’une part de soi — de ses désirs, de ses ambitions, de ses émotions, de son corps, de ses valeurs —, on va naturellement la cacher. Et pour la cacher, on va s’adapter à ce qu’on croit être acceptable aux yeux des autres. Le people pleasing est en quelque sorte le comportement de surface ; la honte en est la racine. C’est pourquoi travailler uniquement sur « dire non » ou « poser des limites » ne suffit pas — il faut aller chercher ce dont on a honte.

Non — et c’est souvent la peur qui empêche de commencer. Sortir du people pleasing, ce n’est pas devenir méchante ou s’en ficher du monde. C’est au contraire offrir aux autres la possibilité d’une relation vraie, honnête, sincère — une relation dans laquelle on se montre telle qu’on est, sans jouer un rôle. Oui, certaines personnes peuvent être bousculées par ce changement : celles qui bénéficiaient du masque. Mais les relations qui résistent à cette transformation sont généralement celles qui en sortent plus solides et plus belles.

La première étape, c’est de repérer les « petits arrangements » qu’on prend avec soi-même — ces choses qu’on fait ou qu’on pense en se disant « j’ai pas trop envie que ça se sache. » Brené Brown, chercheuse spécialisée dans la honte, dit que la honte tire son pouvoir du silence : commencer à nommer ce dont on a honte, même à soi-même, même à une personne de confiance, c’est déjà commencer à lui retirer ce pouvoir.

Franchement — je ne suis pas sûre qu’on en sorte jamais totalement. Ce qui change, c’est l’intensité et la fréquence. Et surtout, la conscience : on apprend à reconnaître le moment où on agit pour les autres plutôt que pour soi, à s’interroger sur le besoin caché derrière, et à choisir autrement — progressivement. La liberté n’est pas un état qu’on atteint une fois pour toutes. C’est un chemin. Et chaque pas compte.

Bienvenue dans l’épisode 65 de Limerté. Je suis en joie de vous retrouver aujourd’hui.

Cet épisode m’a été inspiré par ma petite pause. Pause étant, je n’ai pas sorti d’épisode il y a 15 jours parce que je me suis vue un peu culpabiliser de ne pas en sortir, et je me suis entendue penser : « Mais qu’est-ce que les gens vont dire si je ne sors pas d’épisode ? » J’ai eu envie de creuser ce « on », parce que la réponse qui m’est venue vraiment de manière très spontanée, c’est : « Mais en fait, tout le monde s’en fout. » Chacun a sa vie, chacun vit déjà de manière très remplie, et j’ose espérer que les gens n’ont pas le temps de se demander ce que je fais.

Donc bref, nous voici dans l’épisode 65 que j’ai appelé « I’m still a fucking people pleaser ». Oui, je l’ai appelé en anglais parce que pourquoi pas après tout ? Encore une fois, c’est chez moi ici, donc je fais bien ce que je veux !

Cet épisode, en fait, c’est super drôle déjà parce que ça fait trois fois que je suis en train de le réenregistrer aujourd’hui. À chaque fois, je me dis : « Non mais là je bafouille, non mais là blabla, non mais là truc… » Ça me saoule ! Donc en fait, stop. C’est justement le principe de cet épisode : il va être enregistré de manière brute et ce sera parfait.

Qu’est-ce qu’un « People Pleaser » ?

Commençons par le commencement. C’est quoi un « people pleaser » ? La traduction littérale, c’est « plaire aux gens ». Un people pleaser, c’est une personne qui va se conformer aux besoins des autres, ou en tout cas à ce qu’elle pense que les autres attendent d’elle. En gros, c’est vivre selon ce qu’on pense que les autres attendent de nous. Et j’insiste : c’est bien ce qu’on pense qu’ils pensent, pas ce qu’ils pensent réellement. Parce que nous ne sommes pas dans la tête des autres, donc nous ne pouvons pas savoir précisément. On peut supposer, mais on ne peut pas savoir. C’est là d’ailleurs tout l’intérêt de ce terme, et on y reviendra tout à l’heure.

Mais bref, en tout cas, j’ai envie de parler de ça, de people pleasing, parce que c’est vraiment mon sujet de fond depuis 4 ans que je suis en coaching, depuis que je suis coachée moi-même. Et c’est aussi le sujet que j’accompagne le plus avec mes clientes. Alors, ce n’est pas le sujet frontal : elles ne viennent pas en mode « je veux me détacher du regard de l’autre », mais c’est toujours une couche sous-jacente des sujets. Et moi, je ne reste pas à la surface, ça ne m’intéresse pas. On va en profondeur dans mes espaces. Donc, si ça concerne toutes mes clientes et que ça me concerne aussi, je me dis que ça peut vous intéresser.

Le « People Pleasing » au quotidien

Concrètement, à quoi ça ressemble ?

Quand on est ado ou jeune adulte, ça peut être de choisir des études parce qu’on pense que c’est ce que nos parents attendent de nous. Ça peut être s’habiller d’une certaine manière pour être accepté dans le groupe, ou participer à des choses parce qu’on pense que c’est ce qui va nous permettre d’être aimé. Ça peut être traîner avec des gens parce qu’ils sont stylés et qu’on veut être accepté, donc on fait comme eux.

Ça peut être dire oui à des relations alors qu’on aurait envie de dire non. Dire oui pour aller déjeuner chez ses beaux-parents tous les dimanches midi parce qu’on pense que c’est ce qu’il faut pour que la famille tienne. Dire oui à des vacances en famille tous les ans parce qu’on pense qu’on attend de nous qu’on soit présents.

Ça peut être emmener ses enfants au parc tous les jours alors qu’on déteste ça, mais bon, pour être une bonne mère, il faut le faire, non ? Passer une heure par jour au téléphone avec sa mère chaque semaine parce qu’on pense qu’elle attend de nous qu’on soit une fille gentille, et donc qu’on l’écoute se plaindre (entre parenthèses : maman, si tu m’écoutes, ça ne te concerne pas !). Ça peut être rentrer super vite du sport pour ne pas laisser notre conjoint gérer tout seul le coucher des enfants, parce qu’on pense qu’être une bonne mère, c’est être présente le plus souvent possible.

En fait, ça peut représenter plein de choses. C’est partout.

Pourquoi « I’m still a fucking people pleaser » ?

Pourquoi je vous partage ça ? Parce que je pensais que je m’en étais détachée. Et pas du tout, en fait.

D’un certain côté, oui. Je fais beaucoup moins les choses selon le regard de l’autre. Entre aujourd’hui et il y a quatre ans, alléluia, j’ai avancé ! Aujourd’hui, ce n’est plus un sujet pour moi d’allumer ma caméra et de me filmer pour Instagram, de danser en visio avec mes clientes ou de les faire crier. Ce n’est pas un sujet de porter des paillettes un mardi après-midi, de mettre du rouge à lèvres alors que je suis en visio, ou de mettre des talons pour aller au parc avec mes enfants. Ce n’est pas un sujet de parler d’argent et de sexualité. Il y a du mieux, alléluia !

Mais il y a quand même encore des espaces où je n’assume pas pleinement qui je suis. Et c’est pour ça que je me dis « I’m still a fucking people pleaser ». C’est : « Bordel, je pensais que j’en étais sortie, et en fait, non. »

Ce que j’ai réalisé il n’y a pas longtemps, c’est qu’en fait, je ne sais pas si on en sort un jour. Je ne sais pas si on arrive un jour à être 100 % détaché du regard des autres. Ce que je trouve fascinant, c’est que ce que je recherche le plus dans ma vie, c’est la liberté d’être qui je suis. Et cette liberté est directement corrélée à l’importance qu’on porte au regard de l’autre. Je n’arrête pas de dire que je suis libre de penser, de faire ce que je veux. Oui, dans une certaine mesure, mais tellement pas au niveau que je voudrais, parce que j’accorde encore beaucoup trop d’importance à ce que les autres vont en penser.

Le lien tabou : la Honte

Ce que j’ai découvert depuis quelques mois, et c’est vraiment le chemin sur lequel je suis, c’est que si je porte encore autant d’importance au regard de l’autre, c’est parce que j’ai honte d’être pleinement qui je suis.

C’est chaud dit comme ça, et franchement, ça me coûte de le dire, mais pourtant, je suis sûre qu’on a tous honte d’une part de nous. La honte est une construction sociale. On baigne dans l’idée que tout ce qui n’est pas raisonnable, acceptable ou dans la norme doit être caché parce que c’est honteux. On baigne dans l’idée que tout ce qui est honteux ne doit surtout pas être mis sur la place publique. Vous savez quoi ? Moi, je pense que c’est une idée de merde. En fait, nos hontes nous polluent.

Il y a une chercheuse américaine qui s’appelle Brené Brown qui a étudié pendant 20 ans le sujet de la honte. Ce qu’elle en dit, et j’adore ça, c’est que le danger de la honte, c’est le silence qui l’entoure. La honte tire son pouvoir du silence. Elle vit parce qu’on ne la nomme pas, elle se nourrit de l’idée que ce qu’on ressent est indicible.

Et souvent, ce dont on a honte n’est pas relié à quelque chose qu’on a mal fait (ça, pour moi, c’est de la culpabilité). La honte, elle est plutôt reliée à ce qu’on a envie de faire, ce qu’on a envie de créer, ce qu’on a envie de devenir ou de vivre. Et là, il y a la honte d’être autre chose, d’être « trop », d’être en dehors de ce qu’on pense qu’on attend de nous.

Depuis quelques mois, je fais un gros travail sur la honte parce que je réalise qu’elle pollue tellement mes relations, à commencer par la relation avec moi-même. C’est pour ça que j’ai voulu faire cet épisode : pour vous partager mon chemin, et comme un engagement envers moi-même et envers vous à continuer ce travail de dégager la honte de ma vie.

Peut-être qu’en m’écoutant, vous vous dites : « Moi, je n’ai pas de honte, je suis hyper libre, je parle de tout. » OK, vraiment, je vous le souhaite. Mais franchement, j’en doute. Des hontes, j’en découvre tous les jours chez moi. Des grosses, des petites, un peu vicieuses… des petits arrangements que je prends avec moi-même en me disant : « Non, ça, j’ai juste pas trop envie que ça se sache, mais ça va, je m’en fous. » Si tu n’as pas envie que ça se sache, c’est une honte.

C’est ça son pouvoir vicieux : tout ce dont on a honte, on va le cacher. On passe une énergie folle à cacher des parts de nous pour ne pas qu’elles soient découvertes, et cela nous empêche de nous montrer entièrement à l’autre. Attention, je ne dis pas que dans toutes les relations on devrait se mettre à nu, mais à chaque fois qu’on met de l’énergie à cacher une part de nous, c’est de l’énergie qu’on ne met pas à découvrir l’autre, à être authentique, sincère et pleinement soi.

Mes propres hontes (anciennes et en cours)

Pour vous donner des exemples, je vais vous nommer quelques-unes de mes hontes. Ce sont plutôt des « anciennes » hontes aujourd’hui surmontées, même s’il reste parfois des petites sous-parties un peu sensibles :

  • Ma mémoire et mon intelligence : J’ai longtemps eu honte de ma mémoire extrêmement puissante. À l’école, je retenais tous mes cours par cœur, et je me sentais illégitime. C’était trop facile, j’avais l’impression de tricher. J’avais tellement honte d’être la première de la classe que je faisais des erreurs exprès. En CM1, je me souviens encore de la faute que j’ai faite exprès dans une dictée pour ne pas avoir 10/10. Ça craint quand même ! Aujourd’hui, je ne m’excuse plus d’être intelligente. J’ai une mémoire qui fonctionne très bien et je m’en sers.

  • Mon corps : Cette honte-là est en déconstruction. Je pense qu’elle est toujours un peu là, et ça fera sûrement l’objet d’un prochain épisode, car le rapport au corps est un sujet qui revient constamment avec mes clientes. On s’en raconte des choses sur ce qu’on croit qu’on devrait avoir comme corps ! Il y a tellement d’injonctions. Mon but n’est pas de dire que vous devez vous aimer coûte que coûte, mais juste d’enlever la honte. J’ai eu honte de mon corps parce qu’il était trop gros, puis trop maigre, puis trop musclé, puis parce que je n’avais pas assez de seins, puis parce que enceinte je ne prenais pas assez de poids… Il y avait toujours un sujet. Ça va beaucoup mieux aujourd’hui.

  • La culture (cinéma et musique) : J’ai longtemps eu honte de ne rien y connaître, mais surtout, d’en avoir rien à faire. Les blind tests étaient mon pire cauchemar. Aujourd’hui, j’assume totalement de dire : « Je n’en ai rien à battre de ton blind test, ça ne m’intéresse pas, et ça ne dit rien de moi. » Avant, je faisais semblant de connaître les acteurs ou les chanteurs pour m’intégrer. Maintenant, je m’en fous. Ce qui est drôle, c’est que j’ai besoin de comprendre pour m’intéresser. Ma coach actuelle est une artiste chanteuse, elle utilise beaucoup la musique dans nos appels et nous explique l’histoire derrière chaque morceau. Là, ça me fascine, parce qu’il y a un lien humain et une démarche que je comprends.

  • Mes émotions : Trop éotive, trop colérique, trop sensible… Oui, je chiale, et aujourd’hui ce n’est plus une honte. Dimanche dernier, j’ai regardé Raiponce avec ma fille. Je l’ai déjà vu plein de fois, et j’ai encore pleuré à la fin quand elle retrouve ses parents. On parle d’un dessin animé ! Je suis émotive, c’est OK, et je crois même que c’est un superpouvoir.

  • L’argent : Comme le corps, c’est un sujet en cours, mais beaucoup moins lourd qu’avant. Aujourd’hui, je n’ai plus honte d’assumer que je veux gagner beaucoup d’argent. Et je ne vais même pas me justifier, car si je l’assume, je n’ai pas besoin de justification.

  • La sexualité : Un sujet très honteux pour beaucoup de femmes. On n’est pas censée aimer ça, c’est sale, c’est tabou… Si on aime ça, on est une séductrice, ou une… je ne vais pas dire le mot. C’est un gros sujet en déconstruction, mais ce n’est plus difficile pour moi de le nommer et de l’aborder avec mes clientes.

Se détacher du rôle pour oser être exceptionnelle

Quand on a des hontes, on adapte qui on est pour ne pas que les autres les découvrent. On s’adapte à ce qu’on pense être acceptable pour être aimé, pour faire partie du groupe, pour ne pas être rejeté.

Et on sous-estime l’impact énorme que cela a sur soi. Je vois tellement d’énergie passer à m’adapter plutôt qu’à m’écouter. Mon plus gros déclic (qui a été un vrai deuil), c’est quand j’ai réalisé que des personnes de mon entourage m’aimaient pour une version de moi qui n’était pas moi. J’avais fini par croire que cette version acceptable était la vraie, mais c’était un rôle.

Que se passe-t-il si je deviens moi ? Si j’assume pleinement qui je suis ? Oui, je prends un risque : celui que ces personnes ne m’aiment plus. Un jour, je me suis posé la question : est-ce que je préfère maintenir cette relation coûte que coûte quitte à ce qu’on ne me connaisse pas vraiment, ou est-ce que j’accepte qu’en devenant pleinement moi, certaines personnes partent ? J’ai choisi la deuxième option. J’accepte de laisser partir un masque, et donc certaines relations.

Et le plus beau, c’est que dans les relations où je me suis montrée sans masque, ça n’a pas fait fuir l’autre. Au contraire, ça a ouvert un espace tellement sincère et magnifique. C’est une vraie libération, car on autorise aussi les autres à enlever leur propre masque.

En restant dans le people pleasing, on se coupe de notre exceptionnalité. Ce qui nous rend exceptionnel, ce n’est pas ce qui nous permet de rentrer dans les cases, c’est justement ce qui nous rend uniques et différents. Être people pleaser, c’est se conformer, entrer dans le moule et dire au revoir à sa singularité.

Rebattre les cartes des relations

Oser arrêter de plaire à tout prix, c’est rebattre les cartes. C’est bousculant. Si vous avez toujours été la personne gentille, présente, qui donne sans compter, le jour où vous arrêtez, vous bousculez l’équilibre. Des gens vont vous dire : « Tu as changé, je t’aimais mieux avant, quand tu étais plus sympa. » Mais cela ne parle pas de vous ; cela parle de l’autre qui se retrouve face à son propre mécanisme de conformité. En enlevant votre masque, vous leur dites : « Ce jeu-là, je ne veux plus le jouer. » Et cela les renvoie à leur propre question : « Mais bordel, pourquoi moi je le joue encore ? »

Attention : sortir du people pleasing ne veut pas dire devenir méchante, envoyer des vérités dans la figure sans y mettre les formes ou adopter un comportement j’en-foutiste. C’est tout l’inverse de l’égoïsme. C’est faire un cadeau immense aux autres en disant : « Je veux créer des relations saines et honnêtes, et je t’offre la possibilité de faire relation avec moi de cette manière. »

Depuis que j’assume ma singularité, ma sensibilité, ce en quoi je crois, ma vie entière change. (Ah, ça me fait monter les larmes aux yeux de le dire, je n’avais pas prévu de pleurer !). Ma vie change parce que je me regarde différemment, j’arrête de me juger et j’offre à mes clientes l’opportunité de faire la même chose.

Quand une femme entre dans mes espaces, elle n’est pas un numéro. C’est une personne avec qui je bâtis une relation honnête et sincère. C’est pour ça que mes accompagnements sont sur le long terme : je veux que vous ressentiez votre propre puissance et votre exceptionnalité.

L’accompagnement « Traversée »

C’est avec cette intention précise que j’ai créé Traversée. C’est un chemin qui n’est jamais fini, je suis encore dessus moi-même, et je suis convaincue que c’est parce que je le traverse aussi que mes clientes ont des déclics si puissants. Je sais ce qu’elles vivent, j’ai juste quelques pas d’avance.

Traversée, c’est mon espace collectif de 6 mois pour reprendre sa place de femme dans sa vie, sans pour autant abandonner son rôle de mère. Mon objectif est qu’après ces 6 mois ensemble, vous osiez être pleinement vous, sans honte, dans vos relations, votre job, avec vos enfants et votre famille. Pour que vous ne vous contentiez plus d’une vie plate, mais que vous viviez une vie à la hauteur de votre exceptionnalité.

C’est un espace collectif parce que la puissance du groupe de femmes est extrêmement porteuse.

  • Le prochain groupe démarre en septembre.

  • Les portes sont ouvertes dès maintenant.

  • Bonus : Pour celles qui s’inscrivent dès aujourd’hui, je vous donne accès à ma plateforme contenant de nombreux audios, transmissions et pratiques somatiques dès le 10 juillet.

Je remets toutes les infos en description. N’hésitez pas à venir m’écrire ou à me poser vos questions. On reparlera de ce sujet de la honte, car c’est un sujet fascinant à plein d’étages.

Aujourd’hui, quand des personnes m’écrivent sur Instagram pour me dire : « Je ne suis pas d’accord avec toi », ce n’est plus la panique à bord comme avant où je craignais le rejet. J’ai appris à accueillir cela en me disant que ça ne dit rien de moi, et cela ouvre souvent des discussions passionnantes.

Je suis encore un peu une people pleaser, mais je suis en chemin, et je vous invite à me rejoindre pour arrêter de vivre une vie qui n’est pas la vôtre.

Merci pour votre écoute !

J’espère que cet épisode vous a plu. Venez me dire en commentaire ce que vous en avez pensé et ce que ça a déclenché chez vous.

N’hésitez pas à vous abonner au podcast, à laisser 5 étoiles et un commentaire, et à envoyer cet épisode à une femme qui en a besoin. Plus il y a d’avis, d’étoiles et d’abonnés, plus le podcast est visible. Et plus il est visible, plus les parents entendent des histoires qui leur ressemblent, ce qui permet de lever les tabous sur la parentalité, et en particulier sur la maternité.

Alors merci de faire voyager ce podcast pour toi, pour moi, et pour tous les parents.

Merci beaucoup pour votre écoute, et à dans 15 jours pour un nouvel épisode. Bye bye !

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Tu peux relire cet épisode, le noter, y revenir dans trois semaines. Ou tu peux décider aujourd'hui que tu mérites un cadre qui t'aide à avancer pour de vrai. Si tu veux un premier pas concret, commence avec Fais de la place. Et si tu veux qu'on travaille ensemble sur ta direction, ton identité et ta vie dans sa globalité, découvre Traversée.

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