Episode 60 Podcast Limerté

L'abondance ne commence pas où tu crois — Épisode 60 du podcast Limerté

Dans cet épisode de Limerté, j’explore ce que l’abondance signifie vraiment — loin des promesses du développement personnel et des retraites à Bali. À travers une anecdote simple (un café sur le canapé avec une amie) et des exemples concrets tirés de ma propre vie, je déconstruis la croyance que l’abondance est d’abord financière, et je montre comment changer son regard sur ce qu’on a déjà transforme profondément la qualité de vie au quotidien.

On parle de la relation toxique à l’argent qu’on nous a inculquée — notamment aux femmes — de la différence entre vivre depuis la joie ou vivre pour l’atteindre, et des pratiques concrètes qui permettent d’ancrer cette gratitude dans le réel : le mouvement, la visualisation, la protection de son espace intérieur.

Un épisode essentiel pour toute femme qui attend que les conditions soient « parfaites » pour enfin se sentir bien dans sa vie.

👉 Parce que l’abondance ne commence pas quand ta vie devient plus facile. Elle commence quand tu décides de voir ce qui est déjà là.

Tu te reconnais dans cet épisode ?

Et si tout commençait le jour où tu décides d’y aller ?

Si tu ressens l’élan… mais que tu hésites encore à te lancer, à te montrer ou à dire oui, tu n’es pas seule.
Après la maternité, prendre sa place peut sembler flou ou inaccessible. Je t'accompagne à le faire concrètement.

Découvrir mes accompagnements →

1. Ce matin-là sur le canapé : quand l'abondance prend une forme inattendue

C’était début mars. La veille, j’étais montée sur scène pour partager un message qui me tient à cœur — l’audace d’utiliser sa voix (c’est l’épisode 58, si tu veux aller écouter les coulisses de Audace Stories).

Mais ce dont je veux te parler, ce n’est pas ce moment-là. C’est le lendemain.

Le lendemain matin, j’ai déposé mes filles à l’école et à la crèche. Et je suis assise sur mon canapé, dans mon salon, avec Sophie. Sophie, c’est mon amie qui a fait le déplacement depuis Tours pour venir me voir exprès la veille au soir.

On ne fait rien d’extraordinaire. On est sur le canapé, en train de boire un café et on parle. On est là, dans la lumière du matin.

Et j’ai ce sentiment-là de : waouh. En fait, c’est ça l’abondance. C’est la simplicité, le calme, la joie. Ce sont les conversations authentiques. C’est le moment partagé avec quelqu’un qu’on aime profondément.

Ce n’est pas un chiffre sur un compte en banque. Ce n’est pas un nouveau client. Ce n’est pas un truc abstrait. C’est super concret. C’est cette amie qui a traversé la France pour être là.

Aujourd’hui, je vais te parler d’abondance — mais pas celle qu’on vend dans les livres de développement personnel. Je vais te parler de la vraie abondance. Celle que tu vis quand tu commences à changer ton regard sur ta propre vie.

2. La croyance toxique : l'abondance = l'argent

Pendant longtemps — et encore récemment, il y a quelques mois à peine — quand j’entendais le mot « abondance », spontanément, c’était « argent » qui venait derrière.

Et ce qui est extrêmement vicieux, c’est qu’à cette époque-là, l’abondance financière était liée à un manque. Parce que vouloir de l’argent, ça n’était pas assumable. Déjà parce que l’argent est un sujet tabou dans la société. En plus, quand tu es une femme, si tu veux de l’argent, en gros, tu es vénale. Donc si tu veux être une femme bien, tu ne dois pas vouloir de l’argent.

Dans mon esprit, il y a encore quelque temps, l’argent était lié à des gens sans scrupules, à ceux qui brûlent la planète, à l’égoïsme. C’était mal. Il ne fallait pas vouloir de l’argent.

En plus de ça, dans mon travail, je suis dans l’accompagnement. Si tu accompagnes, si tu es dans le secteur du bien-être, tu aides les gens — donc tu vas faire ça gentiment, bénévolement, tu ne vas pas gagner de l’argent sur le dos des gens.

J’avais mis le mot « abondance » dans une case. Une case destinée soit aux personnes sans éthique, soit aux coachs de vie qui organisent des retraites à 10 000 euros à Bali.

Sauf que ce que je n’avais pas vu, c’est que cette case m’empêchait de vraiment voir ma propre abondance, l’abondance que j’avais déjà dans ma vie.

Ce qui est super beau, c’est qu’aujourd’hui, quand j’entends le mot « abondance », c’est une toute autre image qui me vient.

Je pense à la santé, à mon corps qui est juste incroyable — je suis en train de préparer un marathon et il y a deux jours, je suis allée courir 30 km et c’était OK. Je pense à ma famille, à la joie des moments qu’on partage. Je pense à la qualité de mes amitiés. Je pense à mon conjoint avec qui j’ai une relation extraordinaire. Je pense à la richesse de ce que j’apprends, de ce qui me nourrit, de ce que je comprends sur moi. Je pense à mon entreprise, que j’ai créée, que je suis en train de bâtir en partant de qui je suis.

Et c’est ça qui fait que c’est abondant : je suis partie de moi. Ce sont mes règles, mes envies, ma manière de faire.

3. Pourquoi je suis plus heureuse avec moins — et ce que ça m'a appris sur le bonheur

J’ai envie d’être honnête avec toi : concrètement, je ne gagne pas plus d’argent que quand j’étais salariée. Si tu débarques ici : jusqu’en 2022, j’étais salariée. Aujourd’hui, à mon compte, je ne gagne pas encore plus. Bientôt — mais pas encore.

C’est important que je le précise parce que je ne suis pas là pour te parler d’une success story financière spectaculaire. Un jour, oui, j’espère. Mais pas aujourd’hui.

Et pourtant, je suis mille fois plus heureuse que lorsque j’étais salariée avec un gros salaire. Tellement plus heureuse.

Je ne suis pas en train de dire « l’argent ne fait pas le bonheur ». Non. L’argent ne fait pas le bonheur — mais soyons honnêtes, il y contribue quand même un peu. Et pour moi, ceux qui disent qu’ils ne veulent pas gagner plus d’argent sont juste dans le déni. Imagine si toutes les belles personnes de ce monde gagnaient énormément d’argent — le monde irait tellement mieux. Justement parce que tu es quelqu’un de bien, tu dois gagner une tonne d’argent. Assume-le.

Mais ce n’était pas le sujet. Le sujet, c’est : pourquoi est-ce que je me sens tellement plus heureuse, alors que je ne gagne pas encore plus que quand j’étais salariée ?

Tout simplement parce que quand j’étais salariée, mon salaire, c’était une récompense. Je travaillais pour gagner de l’argent et l’argent était censé me rendre heureuse. Il était censé me permettre de profiter du week-end et des cinq semaines de vacances par an. Le problème, c’est que tout le reste du temps — du lundi au vendredi, et toutes les autres semaines — mon travail était vide de sens. Dans la balance, ça ne marchait pas. La récompense ne compensait jamais.

Aujourd’hui, ce que je crée, je le crée depuis un espace de joie. Je ne le fais pas pour prouver, je ne le fais pas pour combler un vide. Je le fais parce que j’en ai envie. Et je crois que c’est là toute la subtilité.

Aujourd’hui, je ne fais plus rien en me forçant.

Ça peut paraître anodin, mais c’est tellement la clé. Quand tu as passé des années à te forcer — te lever le matin sans envie d’y aller, te forcer à sourire, te forcer à être dans ces réunions qui ne servent à rien, te forcer à dire en entretien annuel à quel point tu es heureuse d’être là et que dans 5 ans, tu espères être toujours là au poste au-dessus — non. Ça, c’est se forcer. C’est l’enfer.

Aujourd’hui, je ne fais plus rien en me forçant. Et je crois que c’est une véritable révolution intérieure.

Accompagnement en profondeur

Et si le changement commençait par une seule décision ?

Tu te reconnais dans cette sensation d'agir depuis l'obligation plutôt que depuis l'envie ? Ce n'est pas une fatalité.
C'est exactement ce sur quoi on travaille dans Crée ta vie — retrouver ce point de départ en toi, depuis lequel tout devient plus fluide.

En savoir plus sur Crée ta vie →

4. Vivre depuis la joie plutôt que vers la joie : le glissement qui change tout

Avant, je faisais des choses pour m’apporter de la joie. Aujourd’hui, la joie est le point de départ. Je fais parce que je suis en joie.

Il n’y a pas eu de déclic. Pas un matin où je me suis levée en mode « Youhou, ça y est, je ressens de la gratitude partout. » Pas du tout. Ça arrivait assez progressivement, en prenant à chaque fois le temps de faire un pas de côté et de regarder ce que j’avais fait sur les dernières semaines — ce que j’avais fait, ce que j’avais ressenti, ce que j’avais vécu.

Ce qui a changé concrètement, c’est l’endroit où je cherche la joie et la gratitude. Avant, je les cherchais à l’extérieur : dans les validations, dans les résultats, dans les chiffres, dans les retours, dans les avis de mes clientes, dans les compliments de mon conjoint, dans le nombre de likes sur Instagram, dans le nombre d’abonnées. Je dépendais du regard des autres pour me dire « OK, je suis à ma place. » J’avais de la gratitude si c’était à la hauteur de ce que j’avais anticipé.

Aujourd’hui, c’est l’inverse. Je ressens de la gratitude pour ce que je crée, pour ce que je vis, pour ce que je suis en train de devenir.

Et ça ne veut pas dire que tout est parfait. Ce matin encore, avant d’emmener mes filles à l’école et à la crèche, il y a eu une dispute. Ce n’est jamais parfait. Mais ce qui change, c’est la manière dont je regarde les choses.

Je crois que ce qui a profondément changé pour moi, c’est quand j’ai compris qu’il y a toujours deux options : est-ce que tu regardes le manque ? Ou est-ce que tu regardes ce qui est déjà là ? Et depuis que je regarde tout ce que j’ai, tout ce que je ressens, tout ce que je crée, toutes les possibilités — tout est plus fluide.

5. Le regard de l'abondance en action : lancer un podcast, aller chez Hermès

Ce truc de possibilité, je le trouve encore plus puissant en tant qu’entrepreneuse — ça ouvre tellement de champs.

Par exemple, quand j’ai lancé le podcast en 2024, je n’y connaissais rien. Je n’avais jamais fait ça. Ma propre voix, c’était difficile pour moi. J’avais une idée de ce que je voulais raconter, mais encore que. Je n’avais jamais utilisé un logiciel de montage. Je ne savais pas publier sur Spotify. J’écoutais quelques podcasts, mais même pas tant.

Quand j’ai décidé de le lancer, j’aurais pu me dire : « Ah ouais, mais regarde tout ce que je ne sais pas faire. » Ça, c’est regarder le manque. À la place, j’ai regardé tout ce que j’allais faire, tout ce que ça allait permettre. Je vais apprendre, je vais découvrir, je vais rencontrer des personnes. Je vais me mettre au contact de gens qui savent. Je vais m’enrichir de discussions intéressantes. Je vais utiliser ma voix, je vais m’entendre, je vais apprendre à parler, à poser des concepts.

En partant de cet espace — tout ce que j’ai déjà, tout ce que je ressens — tout est beaucoup plus fluide.

Autre exemple concret. J’avais très envie d’aller partager mon message en entreprise. Mon message principal étant que la maternité est une réelle source de leadership — qu’elle peut être un énorme levier d’expansion — et que c’est particulièrement important en entreprise, là où la maternité est plutôt vue comme un frein administratif.

J’avais envie de partager ça. Donc je me suis connectée à ce désir : pourquoi j’ai envie d’y aller ? Qu’est-ce que je vais ressentir ? Qu’est-ce que je vais partager ? Qu’est-ce que ça va permettre ? Et rien que d’y penser, ça me mettait en joie. Je n’avais pas encore de demande. Je n’avais même pas encore cherché d’entreprise. Je n’avais pas envoyé un seul message. Juste l’idée de le faire me mettait en joie et je m’y connectais régulièrement.

Et un jour, message LinkedIn d’une personne chez Hermès, qui me demande si j’interviens en entreprise. Deux mois plus tard, j’étais à Paris devant 30 femmes de cette entreprise pour parler du retour de congé maternité.

En fait, tout est plus fluide quand on s’y connecte avant.

En parler en entreprise

En parler au plus grand nombre

La maternité comme levier de leadership — c'est un sujet qui me tient profondément à cœur.
Si tu souhaites que j'intervienne dans ton entreprise sur ce thème, je propose des conférences en entreprise pensées pour remettre les mères à leur juste place : au centre de la performance.

Découvrir les conférences en entreprises →

6. La vraie gratitude n'est pas de l'optimisme béat : une nuance importante

L’idée, ce n’est pas de se réjouir faussement. Ça ne marche pas. C’est comme si tu es en train de pleurer, que ton enfant te demande ce qu’il y a, et que tu lui dis « rien, rien, ça va ». Mais non — tu es en train de pleurer, ça ne va pas du tout. Il le voit bien. L’univers, c’est pareil. Tu te dis « je suis tellement heureuse, le soleil se lève tous les matins » alors que tu es en train de pleurer sur ton canapé parce que ça va mal — ça ne marche pas.

La vraie gratitude, elle se ressent, elle se vit. Et c’est ça, changer sa perception. Ce n’est pas de l’optimisme un peu béat, un peu naïf. C’est un choix actif dans le quotidien de changer où on place son regard et comment on le place.

Et ce qui est super important — ce qui fait toute la différence avec de l’optimisme naïf — c’est que cette perception, elle se protège, elle s’active, elle ne fonctionne pas toute seule.

Il y a trois choses que je fais très régulièrement et qui m’aident à maintenir cette gratitude au quotidien.

La première, c’est que je danse.

Pas des cours de danse. Je danse dans mon salon pendant que mon café coule. Je danse entre deux consultations. Je danse tout le temps. Pas pour performer, mais juste pour ressentir, pour me reconnecter à mon corps, à ce que je ressens, à la joie d’exister. Pour moi, le mouvement, c’est le portail le plus direct vers l’abondance ressentie. Parce que tu ne peux pas ne rien ressentir quand tu bouges ton corps. Tu ne peux pas.

La deuxième, c’est la visualisation.

J’essaie de m’y tenir quasi quotidiennement. Et c’est marrant, parce que les semaines où je n’y arrive pas, je suis beaucoup plus tendue. La visualisation, le principe, c’est d’aller faire ressentir ce qu’on veut — la joie, en l’occurrence. Et même juste 5 minutes, ça m’oblige à m’asseoir (et je suis quelqu’un de très active, donc m’asseoir sans rien faire, c’est compliqué), à respirer profondément, et à me plonger dans un état de joie. Très souvent, quand je visualise, je sors de là et je suis là — wow, le monde est trop beau, je suis trop heureuse. C’est une manière de se recalibrer. Les jours où l’énergie est basse — allez visualiser. Ça fait du bien.

La troisième, c’est que j’ai coupé toutes les sources qui m’épuisent.

Je n’écoute pas les infos. Je n’écoute pas la radio. J’ai fait un énorme tri dans les comptes Instagram que je suis. Je m’entoure de personnes qui m’élèvent.

Il y en a qui diront que c’est du déni ou de la fuite. Moi, j’appelle ça de la sélection. Baigner constamment dans un univers qui me rappelle qu’on est en guerre, que le monde va mal, que la terre brûle — à part me foutre le moral à zéro, ça ne me sert à rien. Ma vision, c’est que j’ai envie d’agir pour créer un monde merveilleux pour mes filles. Et ce n’est pas en entendant toute la journée que le monde est en guerre que je vais le créer. C’est en me coupant de ça et en me connectant à ma joie, à ma gratitude, à mon espace créatif.

Je protège cet espace intérieur. Et en fait, je crois que je le protège presque encore plus que mon espace physique. Parce que ce qu’on laisse entrer dans nos têtes façonne complètement qui on est.

Si on t’a répété toute ton enfance que tu étais nulle, il y a beaucoup de chances qu’à l’âge adulte, tu te sentes nulle. Si on t’a répété toute ton enfance que tu n’étais pas douée au sport, il y a peu de chances qu’à l’âge adulte, tu te lances dans des compétitions sportives — à moins que tu fasses le travail d’aller creuser ces croyances et de les transformer. Et donc, si tu entends toute la journée que le monde est en guerre, que la terre brûle et qu’on va tous mourir, il y a peu de chances que tu sois de bonne humeur.

Premier pas concret

Prête à faire de la place dans ta vie — mais à ton rythme ?

Ces pratiques de gratitude, de visualisation, de reconnexion à soi — c'est exactement ce qu'on explore dans le programme Fais de la place. Un programme en autonomie, pensé pour les mères qui sentent qu'elles ont perdu le fil de qui elles sont.

Découvrir le programme →

7. "Mais ma vie est objectivement difficile" — ce que je réponds à ça

En écoutant tout ça, il y a peut-être une partie de toi qui se dit : « Ouais, c’est bien beau, mais moi, ma vie est objectivement difficile. Je ne peux pas juste décider de me sentir abondante. »

Je t’entends. Et je ne dis pas que ta vie n’est pas difficile. Et je ne dis pas non plus qu’il suffit de décider que tout va bien pour que tout aille bien. C’est faux. Et ce serait très irrespectueux.

Objectivement, il y a des choses qu’on vit qui sont extrêmement difficiles et qui sont longues à traverser.

Ce que je dis, c’est : tu n’es pas responsable de ce que tu vis, mais tu es responsable de comment tu le vis. Ce que tu vis, tu n’en as pas toujours le contrôle. Il y a des choses qui arrivent, tu n’as pas le contrôle. En revanche, le regard que tu poses sur ce que tu vis, le regard que tu poses sur ce que tu ressens, ce que tu décides d’en faire, ce que tu choisis de voir, là où tu décides de mettre ton attention — ça, c’est toi.

Un exemple concret et léger, mais qui parlera peut-être. Tu es sportive, le sport est une part importante de ta vie. Tu te blesses, tu n’as plus le droit de pratiquer pendant deux mois.

La première option : te morfondre, râler, pester, regarder tous les jours tes chaussures de course en te disant « putain, je ne peux pas les utiliser », entretenir cet état où tu vas mal.

La deuxième option : tu as le droit d’être triste, bien évidemment, de trouver ça chiant, de trouver ça long. Tout en voyant que tous ces temps d’entraînement que tu n’as plus — qu’est-ce que tu peux en faire ? Tu peux lire, tu peux apprendre, tu peux ralentir, tu peux respirer, tu peux aller rencontrer des gens.

Est-ce que c’est confortable ? Non. Est-ce que ça va changer ton ressenti au quotidien ? Oui.

Je sais qu’on dit souvent « cherche le positif », comme s’il y avait toujours quelque chose de positif dans ce qu’on vit. Oui et non. Oui, dans le sens où tu peux toujours tirer parti de quelque chose. Mais le terme « positif », je ne l’utiliserai pas. Il y a toujours quelque chose à faire de ce qui t’arrive — ça dépend de ce que tu en fais.

En revanche, ça ne veut pas dire nier ce que tu ressens, nier tes émotions. Si demain tu traverses un deuil difficile, bien évidemment qu’il va te falloir du temps pour te défaire de cette tristesse. Bien évidemment que peut-être les premiers jours, les premières semaines, voire les premiers mois, tu n’auras pas envie d’aller chercher quelque chose à faire de ce deuil.

8. Ni nier ses émotions ni les laisser prendre toute la place

L’idée, encore une fois, ce n’est pas de nier les émotions. Parce que ça ferait pire — mettre un couvercle dessus en disant « allez, c’est bon, tout va bien, je ne suis pas triste »… Non.

Je l’ai vécu il y a quelques mois. Ma grand-mère est décédée. J’ai ressenti une énorme tristesse et j’ai mis un couvercle dessus parce que ce n’était pas le moment. C’était Noël. J’étais en gros pivot dans mon entreprise. J’ai décidé de faire comme si c’était OK — qu’est-ce que ça m’apprend, patati, patata.

Quand on met un couvercle, à un moment donné, ça déborde. Plusieurs semaines après, c’est ressorti. Un peu plus violemment, parce que je l’avais un peu caché.

Le sujet, ce n’est pas de taire ça. Le sujet, c’est de l’accueillir. Ouais, c’est dur. Oui, c’est très dur. Je suis hyper triste. La vie, c’est dur. OK — maintenant que ça s’est passé, qu’est-ce qu’on en fait ?

Et pour la petite anecdote : je crois que c’est ma grand-mère qui m’a soufflé mon intervention sur scène lors de Audace Stories, début mars. Et d’ailleurs, je l’ai citée dans mon intervention.

L’abondance ne commence pas quand ta vie devient plus facile. Elle commence quand tu décides de chercher ce qui est déjà là.

Et là, je repense à Sophie qui était sur le canapé ce matin-là. Il n’y avait rien d’extraordinaire. On était juste ensemble.

Pour moi, changer sa vie commence vraiment par changer son regard sur sa vie. Et ça peut paraître simple ou naïf, mais c’est tellement vrai. Changer sa vie commence par changer son regard sur sa vie. Pas quand tu auras plus d’argent, plus de temps, moins de problèmes. Maintenant.

Parce que si aujourd’hui tu n’arrives pas à ressentir de la joie, ce n’est pas un zéro en plus sur ton compte en banque qui va te le faire ressentir. Si aujourd’hui tu n’arrives pas à ressentir de la joie, ce n’est pas une journée de pause qui va te permettre de la ressentir. Peut-être sur le coup, oui — mais ça va vite s’évanouir.

C’est toi qui décides ce que tu fais de ta vie.

L’abondance n’est pas qu’une question de perception, mais la perception en est le point de départ incontournable. Cela ne signifie pas nier les difficultés réelles ni se forcer à un optimisme artificiel. Cela signifie choisir activement où tu places ton regard : sur le manque ou sur ce qui est déjà là. C’est une pratique quotidienne, pas un état permanent, et elle se travaille concrètement — par le mouvement, la visualisation, la protection de son espace intérieur.

Développer un état d’esprit d’abondance en période difficile ne veut pas dire nier ce qu’on ressent. Il s’agit d’abord d’accueillir les émotions — tristesse, épuisement, frustration — sans les refouler. Puis, progressivement, de déplacer une part de son attention vers ce qui est encore possible, ce qui est encore présent. Ce n’est pas du déni, c’est de la navigation : traverser la tempête sans laisser la tempête tout définir.

Oui — et c’est souvent une surprise pour celles qui ont longtemps associé abondance et argent. L’abondance financière est un levier réel et il est légitime de vouloir gagner sa vie correctement. Mais le ressenti d’abondance — cette sensation que la vie est pleine, riche, alignée — n’attend pas un chiffre sur un compte. Il se construit dans la qualité des relations, dans le sens de ce qu’on fait, dans la connexion à ses propres valeurs.

Parce qu’on leur a appris, souvent dès l’enfance, que désirer — de l’argent, du succès, de la place — c’était être vénale, égoïste, ou mauvaise mère. La figure idéale de la mère est encore celle du sacrifice. Résultat : beaucoup de femmes se retrouvent à minimiser leurs désirs, à s’excuser d’en avoir, ou à relier toute envie d’expansion à une forme de culpabilité. Déconstruire cette croyance est l’une des clés pour retrouver une vraie liberté intérieure.

Trois pratiques simples mais puissantes : premièrement, mettre son corps en mouvement — danser, marcher, bouger sans objectif de performance, juste pour ressentir. Deuxièmement, prendre 5 minutes de visualisation par jour pour se plonger dans un état de joie et recalibrer son énergie. Troisièmement, faire le tri dans ses sources d’information et ses environnements numériques pour protéger son espace intérieur. Ce n’est pas de la fuite — c’est de la sélection consciente.

Hello ! Bienvenue dans l’épisode 60 de Limerté — 60 épisodes ! Je suis tellement fière et contente d’être arrivée là. Quand j’ai lancé Limerté, c’était en juillet 2024. Je ne m’attendais pas à ce que ça tienne aussi longtemps. Et finalement, je suis tellement heureuse — et ce n’est que le début, vraiment.

Donc merci pour vos écoutes, pour vos messages, pour vos avis, pour les 5 étoiles que vous laissez au podcast. Si ce n’est pas déjà fait, allez mettre 5 étoiles sur la plateforme sur laquelle vous écoutez l’épisode, allez vous abonner. C’est vraiment le meilleur moyen de lui donner de la visibilité, de le faire remonter dans les recherches. Et plus il y a de femmes qui l’écoutent, plus il y a dans ce monde des mères qui osent, des mères qui prennent leur place, des queens qui mettent leur couronne sur leur tête tous les jours. Donc vraiment, partagez cet épisode.


Pour cet épisode 60, j’ai envie de parler d’abondance. Et je vais te raconter un moment qui m’a marquée il y a quelques semaines.

C’était début mars. Je suis montée sur scène pour partager un message important pour moi — l’audace d’utiliser sa voix. C’est l’épisode 58 si jamais tu veux aller écouter les coulisses de Audace Stories. Mais ce dont je vais te parler, ce n’est pas ce moment-là qui est important. C’est le lendemain.

Le lendemain matin, j’ai déposé mes filles à l’école et à la crèche. Et je suis assise sur mon canapé, dans mon salon, avec Sophie. Sophie, c’est mon amie qui a fait le déplacement depuis Tours pour venir me voir exprès la veille au soir. On ne fait rien d’extraordinaire. On est sur le canapé, en train de boire un café et on parle. On est là, dans la lumière du matin.

Et en fait, j’ai ce sentiment-là de : waouh, en fait c’est ça l’abondance. C’est la simplicité, le calme, la joie. Ce sont les conversations authentiques. C’est le moment partagé avec quelqu’un qu’on aime profondément. Ce n’est pas un chiffre sur un compte en banque. Ce n’est pas un nouveau client. Ce n’est pas un truc abstrait. C’est super concret. C’est cette amie qui a traversé la France pour être là.

Aujourd’hui, je vais te parler d’abondance, mais pas celle qu’on vend dans les livres de développement personnel. Je vais te parler de la vraie abondance. Celle que tu vis quand tu commences à changer ton regard sur ta propre vie.


Parce que moi, longtemps — et encore il y a peu de temps, quelques mois à peine — quand j’entendais le mot « abondance », spontanément, c’était « argent » qui venait derrière. C’était l’abondance financière.

Et ce qui est extrêmement vicieux, c’est qu’à cette époque-là, l’abondance financière était pour moi liée à un manque. Parce que vouloir de l’argent, ça n’était pas assumable. Déjà parce que l’argent est un sujet tabou dans la société. En plus, quand tu es une femme, si tu veux de l’argent, en gros, tu es vénale. Donc si tu veux être une femme bien, tu ne dois pas vouloir de l’argent.

Dans mon esprit, il y a encore quelque temps, l’argent était lié à des gens sans scrupules, tout simplement — à ceux qui brûlent la planète, à l’égoïsme. C’était mal. Il ne fallait pas vouloir de l’argent. En plus de ça, dans mon travail, je suis dans l’accompagnement. Si tu accompagnes, si tu es dans le secteur du bien-être, tu aides les gens — donc tu vas faire ça gentiment, bénévolement, tu ne vas pas gagner de l’argent sur le dos des gens.

Donc j’avais mis ce mot « abondance » dans une case. Une case destinée soit aux gens sans éthique, soit aux coachs de vie qui organisent des retraites à 10 000 euros à Bali.

Sauf que ce que je n’avais pas vu, c’est que cette case m’empêchait de vraiment voir ma propre abondance, l’abondance que j’avais déjà dans ma vie.

Et ce qui est super beau, c’est qu’aujourd’hui, quand j’entends le mot « abondance », c’est une toute autre image qui me vient.

Je pense à la santé, à mon corps qui est juste incroyable. Je suis en train de préparer un marathon et il y a deux jours, je suis allée courir 30 km — et c’était OK. Je pense à ma famille, à la joie des moments qu’on partage, à la qualité de mes amitiés. Je pense à mon conjoint avec qui j’ai une relation extraordinaire. Je pense à la richesse de ce que j’apprends, de ce qui me nourrit, de ce que je comprends sur moi. Je pense à mon entreprise, que j’ai créée, que je suis en train de bâtir en partant de qui je suis. Et c’est ça qui fait que c’est abondant : je suis partie de moi. Ce sont mes règles, mes envies, ma manière de faire.

Il y a quelques semaines, ça m’a vraiment sauté aux yeux : l’abondance, ce n’est pas un chiffre, c’est vraiment un ressenti. Et je crois que ce glissement entre la mesure, le chiffre, et le ressenti, c’est l’une des transformations les plus silencieuses et pourtant les plus profondes que j’ai vécues ces dernières semaines.


Concrètement, je ne gagne pas plus d’argent que quand j’étais salariée. Si tu débarques ici : jusqu’en 2022, j’étais salariée. Aujourd’hui, à mon compte, je ne gagne pas encore plus. Bientôt — mais pas encore.

C’est important que je le précise parce que je ne suis pas là pour te parler d’une success story financière spectaculaire. Un jour, oui, j’espère. Mais pas aujourd’hui.

Et pourtant, je suis mille fois plus heureuse que lorsque j’étais salariée avec un gros salaire. Tellement plus heureuse.

Et je ne suis pas en train de dire « l’argent ne fait pas le bonheur ». Non. Alors oui, il ne fait pas le bonheur, mais soyons honnêtes, il y contribue quand même un peu. Pour moi, ceux qui disent qu’ils ne veulent pas gagner plus d’argent, ce sont juste des gens dans le déni. Imagine si toutes les belles personnes de ce monde gagnaient énormément d’argent — le monde irait tellement mieux. Justement parce que tu es quelqu’un de bien, tu dois gagner une tonne d’argent. Entends bien ça. Si tu es une bonne personne, je veux que tu gagnes une tonne d’argent. Et assume-le. Parce que si toi tu as de l’argent, le monde va aller tellement mieux.

Bref. Ce n’était pas le sujet.

Le sujet, c’était : pourquoi est-ce que je me sens tellement plus heureuse, alors que je ne gagne pas encore plus que ce que je gagnais en étant salariée ?

Tout simplement parce que quand j’étais salariée, mon salaire, c’était une récompense. Je travaillais pour gagner de l’argent et l’argent était censé me rendre heureuse. Il était censé me permettre de profiter du week-end et des cinq semaines de vacances par an. Le problème, c’est que tout le reste du temps — du lundi au vendredi, toutes les semaines restantes — mon travail était vide de sens. Dans la balance, ça ne marchait pas. La récompense ne compensait jamais.

Aujourd’hui, ce que je crée, je le crée depuis moi, depuis un espace de joie. Je ne le fais pas pour prouver, je ne le fais pas pour combler un vide. Je le fais parce que j’en ai envie. Et je crois que c’est là toute la subtilité.

Aujourd’hui, je ne fais plus rien en me forçant.

Ça peut paraître anodin, mais c’est tellement la clé. Quand tu as passé des années à te forcer — te lever le matin sans envie d’y aller, te forcer à sourire, te forcer à être dans ces réunions qui ne servent à rien, te forcer à dire en entretien annuel à quel point tu es heureuse d’être là et que dans 5 ans, tu espères être au poste au-dessus pour qu’on te donne une promotion. Non. Ça, c’est se forcer. C’est l’enfer. Te forcer le lundi matin à te lever pour aller bosser en comptant les jours jusqu’au samedi.

Aujourd’hui, je ne fais plus rien en me forçant. Et je crois que c’est une véritable révolution intérieure.


Ce que j’ai compris, c’est qu’avant, je faisais des choses pour m’apporter de la joie. Aujourd’hui, la joie, c’est le point de départ. Je fais parce que je suis en joie. Ça me procure de la joie de créer.

Il n’y a pas eu un déclic. Il n’y a pas un matin où je me suis levée en mode « Youhou, ça y est, je ressens de la gratitude partout. » Pas du tout. Ça arrivait assez progressivement, en prenant à chaque fois le temps de faire un pas de côté et de regarder ce que j’avais fait sur les dernières semaines — ce que j’avais fait, ce que j’avais ressenti, ce que j’avais vécu.

Ce qui a changé concrètement, c’est l’endroit où je cherche la joie et la gratitude. Avant, je les cherchais à l’extérieur : dans les validations, dans les résultats, dans les chiffres, dans les retours, dans les avis de mes clientes, dans les compliments de mon conjoint, dans les compliments de mes amis, dans le nombre de likes sur Instagram, dans le nombre d’abonnées. Je dépendais du regard des autres pour me dire « OK, je suis à ma place. » J’avais de la gratitude si c’était à la hauteur de ce que j’avais anticipé.

Aujourd’hui, c’est l’inverse. Je ressens de la gratitude pour ce que je crée, pour ce que je vis, pour ce que je suis en train de devenir.

Et ça ne veut pas dire que tout est parfait. Pas du tout. Ce matin encore, avant d’emmener mes filles à l’école et à la crèche, il y a eu une dispute. Ce n’est jamais parfait. Mais ce qui change, c’est la manière dont je regarde les choses.

Je crois que ce qui a profondément changé pour moi, c’est quand j’ai compris qu’il y a toujours deux options : est-ce que tu regardes le manque ? Ou est-ce que tu regardes ce qui est déjà là ? Et depuis que je regarde tout ce que j’ai, tout ce que je ressens, tout ce que je crée, toutes les possibilités — tout est plus fluide.


Et ce truc de possibilité, je le trouve encore plus puissant en tant qu’entrepreneuse — ça ouvre tellement de champs.

Par exemple, quand j’ai lancé le podcast en 2024, je n’y connaissais rien. Je n’avais jamais fait ça. Ma propre voix, c’était difficile pour moi de parler. J’avais une idée de ce que je voulais raconter, mais encore que. Je n’avais jamais utilisé un logiciel de montage. Je ne savais pas publier sur Spotify. J’écoutais quelques podcasts, mais même pas tant.

Et quand j’ai décidé de le lancer, j’aurais pu me dire : « Ah ouais, mais regarde tout ce que je ne sais pas faire. » Ça, c’est regarder le manque. À la place, j’ai regardé tout ce que j’allais faire, tout ce que ça allait permettre. Je vais apprendre, je vais découvrir, je vais rencontrer des personnes. Je vais me mettre au contact de gens qui savent. Je vais m’enrichir de discussions intéressantes. Je vais utiliser ma voix, je vais m’entendre, je vais apprendre à parler, à poser des concepts.

En partant de cet espace — tout ce que j’ai déjà, tout ce que je ressens — tout est beaucoup plus fluide. C’est comme si avant, je faisais certaines choses pour ressentir quelque chose. Maintenant, je ressens. Et parce que je ressens déjà ça, ces choses arrivent.


Très concrètement, j’ai un autre exemple qui me vient. J’avais très envie d’aller partager mon message en entreprise. Mon message principal étant que la maternité est une réelle source de leadership, qu’elle peut être un énorme levier d’expansion. Et c’est très important, en particulier en entreprise, là où la maternité est plutôt vue comme un frein administratif.

J’avais envie de partager ça. Donc je me suis connectée à ce désir : pourquoi j’ai envie d’y aller ? Qu’est-ce que je vais ressentir ? Qu’est-ce que je vais partager ? Qu’est-ce que ça va permettre ? Et rien que d’y penser, ça me mettait en joie. Vraiment. Je m’y connectais régulièrement — « quand je serai en entreprise, quand je vais faire ça, je vais animer de telle manière, je vais parler de tel sujet… »

Je n’avais pas encore de demande. Je n’avais même pas encore cherché d’entreprise. Je n’avais pas envoyé un seul message. Juste l’idée de le faire me mettait en joie et je m’y connectais régulièrement. Pas comme « j’aimerais bien faire ça si c’est possible… » — non. « Quand je ferai ça. »

Et un jour, message LinkedIn d’une personne chez Hermès, qui me demande si j’interviens en entreprise. Et deux mois plus tard, j’étais à Paris devant 30 femmes de cette entreprise pour parler du retour de congé maternité.

Tout est plus fluide quand on s’y connecte avant.


L’idée, ce n’est pas de se réjouir faussement. Ça ne marche pas. C’est comme si tu es en train de pleurer, que ton enfant te demande ce qu’il y a et que tu lui dis « rien, rien, ça va bien. » Mais non — tu es en train de pleurer, ça ne va pas du tout. Il le voit bien. L’univers, c’est pareil. Tu te dis « je suis tellement heureuse, le soleil se lève tous les matins » alors que tu es en train de pleurer sur ton canapé parce que ça va mal — ça ne marche pas.

La vraie gratitude, elle se ressent, elle se vit. Et c’est ça, changer sa perception. Ce n’est pas de l’optimisme un peu béat, un peu naïf. C’est un choix actif dans le quotidien de changer où on place son regard et comment on le place.

Et ce qui est super important, ce qui fait toute la différence avec de l’optimisme naïf, c’est que cette perception, elle se protège, elle s’active — elle ne fonctionne pas toute seule.


Moi, il y a trois choses que je fais très régulièrement et qui m’aident à maintenir cette gratitude au quotidien.

La première chose, c’est que je danse.

Pas des cours de danse — je danse. Si vous me suivez sur Instagram, vous avez peut-être vu passer des stories ou des vidéos dans lesquelles je suis en train de danser. Je danse dans mon salon pendant que mon café coule. Je danse entre deux consultations. Je danse tout le temps. Pas pour performer, mais juste pour ressentir, pour me reconnecter à mon corps, à ce que je ressens, à la joie d’exister.

Pour moi, le mouvement, c’est le portail le plus direct vers l’abondance ressentie. Parce que tu ne peux pas ne rien ressentir quand tu bouges ton corps. Tu ne peux pas. Peut-être que ce ne sera pas toujours confortable, mais au moins, tu ressens.

La deuxième chose, c’est la visualisation.

J’essaie de m’y tenir quasi quotidiennement. Il y a des semaines où je n’y arrive pas. Et c’est marrant parce que les semaines où je n’y arrive pas, je suis beaucoup plus tendue.

La visualisation, le principe, c’est d’aller faire ressentir ce qu’on veut — la joie, en l’occurrence. Et de le faire même juste 5 minutes. Ça m’oblige à : 1. m’asseoir — et je suis quelqu’un de très active, donc m’asseoir sans rien faire, c’est compliqué. 2. respirer profondément. 3. me plonger dans un état de joie.

Et très souvent, quand je visualise, je sors de là et je suis là : « Wow, le monde est trop beau, je suis trop heureuse. » C’est une manière de se recalibrer. Les jours où l’énergie est basse — allez visualiser. Ça fait du bien.

La troisième chose, c’est que j’ai coupé toutes les sources qui m’épuisent.

Je n’écoute pas les infos. Je n’écoute pas la radio. J’ai fait un énorme tri dans les comptes Instagram que je suis. Je m’entoure de personnes qui m’élèvent.

Il y en a qui diront que c’est du déni ou de la fuite. Moi, j’appelle ça de la sélection. Baigner constamment dans un univers qui me rappelle qu’on est en guerre, que le monde va mal, que la terre brûle — à part me foutre le moral à zéro, ça ne me sert à rien. Ma vision, c’est que j’ai envie d’agir pour créer un monde merveilleux pour mes filles. Et ce n’est pas en entendant toute la journée que le monde est en guerre que je vais le créer. C’est en me coupant de ça et en me connectant à ma joie, à ma gratitude, à mon espace créatif.

Je protège cet espace intérieur. Et en fait, je crois que je le protège presque encore plus que mon espace physique. Parce que ce qu’on laisse entrer dans nos têtes façonne complètement qui on est.

Si on t’a répété toute ton enfance que tu étais nulle, il y a beaucoup de chances qu’à l’âge adulte, tu te sentes nulle. Si on t’a répété toute ton enfance que tu n’étais pas douée au sport, il y a peu de chances qu’à l’âge adulte, tu te lances dans des compétitions sportives — à moins que tu fasses le travail d’aller creuser ces croyances et de les transformer. Et donc, si tu entends toute la journée que le monde est en guerre, que la terre brûle et qu’on va tous mourir, il y a peu de chances que tu sois de bonne humeur.


En écoutant ça, il y a peut-être une partie de toi qui se dit : « Ouais, c’est bien, mais moi, ma vie est objectivement difficile. Je ne peux pas juste décider de me sentir abondante. »

Je t’entends. Et je ne dis pas que ta vie n’est pas difficile. Et je ne dis pas non plus qu’il suffit de décider que tout va bien pour que tout aille bien. C’est faux. Et ce serait très irrespectueux. Objectivement, il y a des choses qu’on vit qui sont extrêmement difficiles et qui sont longues à traverser.

Ce que je dis, c’est : tu n’es pas responsable de ce que tu vis, mais tu es responsable de comment tu le vis. Ce que tu vis, tu n’en as pas toujours le contrôle. Il y a des choses qui arrivent, tu n’as pas le contrôle. En revanche, le regard que tu poses sur ce que tu vis, le regard que tu poses sur ce que tu ressens, ce que tu décides d’en faire, ce que tu choisis de voir, là où tu décides de mettre ton attention — ça, c’est toi.


Je vais te donner un exemple concret, léger, mais qui parlera peut-être.

Tu es sportive. Le sport est une part importante de ta vie. Tu te blesses, tu n’as plus le droit de pratiquer pendant deux mois.

La première option, c’est de te morfondre, de râler, de pester, de regarder tous les jours tes chaussures de course en te disant « je ne peux pas les utiliser », et d’entretenir cet état où tu vas mal.

La deuxième option : tu as le droit d’être triste, bien évidemment, de trouver ça chiant, de trouver ça long de ne pas pouvoir faire de sport. Tout en voyant que ces temps d’entraînement que tu n’as plus — qu’est-ce que tu peux en faire ? Tu peux lire, tu peux apprendre, tu peux ralentir, tu peux respirer, tu peux aller rencontrer des gens.

Est-ce que c’est confortable ? Non. Est-ce que ça va changer ton ressenti au quotidien ? Oui.

Je sais qu’on dit souvent « cherche le positif », comme s’il y avait toujours quelque chose de positif dans ce qu’on vit. Oui et non. Oui, dans le sens où tu peux toujours tirer parti de quelque chose. Mais le terme « positif », je ne l’utiliserai pas. Il y a toujours quelque chose à faire de ce qui t’arrive — ça dépend de ce que tu en fais.

En revanche, ça ne veut pas dire nier ce que tu ressens, nier tes émotions. Si demain tu traverses un deuil difficile, bien évidemment qu’il va te falloir du temps pour traverser cette tristesse. Bien évidemment que peut-être les premiers jours, les premières semaines, voire les premiers mois, tu n’auras pas envie d’aller chercher quelque chose à faire de ce deuil. Bien sûr. Ce qui compte, c’est ce que tu vas en faire ensuite.


Et c’est vraiment super important, parce que l’idée — encore une fois — ce n’est pas de nier les émotions. Parce que ça ferait pire de mettre un couvercle dessus en disant « allez, c’est bon, tout va bien, je ne suis pas triste. » Non.

Je l’ai vécu il y a quelques mois. Ma grand-mère est décédée. J’ai ressenti une énorme tristesse et j’ai mis un couvercle dessus parce que ce n’était pas le moment. C’était Noël. J’étais en gros pivot dans mon entreprise. J’ai décidé de faire comme si c’était OK — qu’est-ce que ça m’apprend, patati, patata.

Quand on met un couvercle, à un moment donné, ça déborde. Plusieurs semaines après, c’est ressorti. Un peu plus violemment, parce que je l’avais un peu caché.

Le sujet, ce n’est pas de taire ça. Le sujet, c’est de l’accueillir. Ouais, c’est dur. Oui, c’est très dur. Je suis hyper triste. La vie, c’est dur. OK — maintenant que ça s’est passé, qu’est-ce qu’on en fait ?

Et pour la petite anecdote : je crois que c’est ma grand-mère qui m’a soufflé mon intervention sur scène lors de Audace Stories, début mars. Et d’ailleurs, je l’ai citée dans mon intervention.


L’abondance ne commence pas quand ta vie devient plus facile. Elle commence quand tu décides de chercher ce qui est déjà là.

Et là, je repense à Sophie sur le canapé ce matin-là. Il n’y avait rien d’extraordinaire. On était juste ensemble.

Pour moi, changer sa vie commence vraiment par changer son regard sur sa vie. Et ça peut paraître naïf, mais c’est tellement vrai. Changer sa vie commence par changer son regard sur sa vie. Pas quand tu auras plus d’argent, plus de temps, moins de problèmes. Maintenant.

Parce que si aujourd’hui tu n’arrives pas à ressentir de la joie, ce n’est pas un zéro en plus sur ton compte en banque qui va te le faire ressentir. Si aujourd’hui tu n’arrives pas à ressentir de la joie, ce n’est pas une journée de pause qui va te permettre de la ressentir. Peut-être sur le coup, oui — mais ça va vite s’évanouir.

C’est toi qui décides ce que tu fais de ta vie.


J’espère que cet épisode sur l’abondance aura peut-être ouvert quelque chose pour toi. Si c’est le cas, n’hésite pas à venir me le partager, ou à aller le partager à une amie qui a besoin de voir que l’abondance est déjà là.

Merci encore pour ton écoute et je te souhaite une très belle journée. Bye bye !

Tu te reconnais dans cet épisode ?

Si cet épisode a fait écho, ce n'est pas un hasard

Tu peux relire cet épisode, le noter, y revenir dans trois semaines. Ou tu peux décider aujourd'hui que tu mérites un cadre qui t'aide à avancer pour de vrai. Si tu veux un premier pas concret, commence avec Fais de la place. Et si tu veux qu'on travaille ensemble sur ta direction, ton identité et ta vie dans sa globalité, découvre Crée ta vie.

Découvrir mes accompagnements →